mercredi 28 août 2013

« joseph kabila », UN président APHONE

Depuis une semaine, des combats sanglants opposent l’armée congolaise aux rebelles du M23 aux environs de Goma. Un médecin a fait état de « lourdes pertes » de part et d’autre. En l’espace de 72 heures, plusieurs obus sont tombés sur cette ville tuant plusieurs civils et blessant tant d’autres.
Samedi 24 août, des Gomatraciens « fatigués » par les « atermoiements » des forces onusiennes, face au M23, sont allés manifester devant les installations de la Monusco au quartier Birere. Des coups de feu sont tirés. Bilan : deux morts. Qui a tiré? Pourquoi? Les protestataires accusent les casques bleus. Ceux-ci démentent. Une enquête sera ouverte incessamment.
Pendant que le sang des enfants de ce pays coule, « Joseph Kabila » reste non seulement invisible mais surtout aphone. Où se trouve-t-il? Que fait-il? L’homme ignore manifestement les devoirs de sa charge. Il voyage. Sous d’autres cieux, le chef de l’Etat aurait fait un bref message à la Nation non seulement pour exprimer la « compassion nationale » aux familles des victimes mais aussi pour rassurer la population sur les dispositions prises par les pouvoirs publics pour mieux garantir la sécurité des personnes et des biens. Rien!
Point n’est besoin de rappeler qu’après le déclenchement de la mutinerie des éléments des FARDC étiquetés « CNDP » en avril 2012, le « raïs » aura attendu deux mois avant d’exercer le ministère de la parole à travers un entretien accordé le 28 juin de cette année à un quatuor de journalistes kinois triés sur le volet. Et pourtant, le pays se trouvait à l’aube d’une grave crise. Gouverner ne consiste-t-il pas à résoudre des problèmes?
Cela fait bientôt treize ans que « Joseph Kabila » se trouve à la tête de ce pays. L’homme donne l’impression d’éviter – de fuir? – tout contact avec ses administrés. Qu’il vente ou qu’il pleuve, le « raïs » préfère se murer dans son mutisme devenu légendaire. Les réunions du Conseil des ministres sont rarissimes. Ne parlons pas non plus des conférences presse périodiques.
Au lieu d’assumer sa charge, l’homme se balade. Lorsqu’il n’est pas dans un avion, on le voit au volant de son véhicule 4×4. Il passe le clair de son temps à s’occuper des activités frivoles. Pour lui, le pouvoir d’Etat cesse d’être un service à rendre à la Collectivité pour se limiter aux privilèges et plaisirs qui s’y rattachent.
Incapable de « présider » effectivement le pays, « Joseph Kabila » a mis en place un système répressif pour faire taire voire éliminer physiquement ses contradicteurs. Pire, des magistrats inféodés au pouvoir ont érigé toute stigmatisation de la mauvaise gouvernance ambiante en crime d’ »offense au chef de l’Etat ». Le « raïs » qui intervient – en lieu et place du gouvernement – dans tous les domaines de la vie nationale est ainsi « exonéré » de l’obligation de rendre compte.
Dilettante, « Joseph Kabila » est également un carriériste. Il brûle d’ambition. L’ambition de demeurer Calife à la place du Calife. Pour quoi faire? Les Congolais ne cachent plus un ras-le-bol certain d’être dirigé un Président évanescent. Muet. Un Président de pacotille, dénué de sens de responsabilité et de l’intérêt général.
Les Congolais en ont marre d’un Président impotent, sectaire, inapte de jouer son rôle d’ »arbitre suprême » autant que de garantir « un fonctionnement régulier des pouvoirs publics ». Les Congolais ont besoin d’un Président capable de promouvoir le progrès et la paix civile aux quatre coins du pays.
En treize années de pouvoir, « Joseph Kabila » n’a pu réaliser qu’un seul « haut fait » : il a restauré l’autoritarisme que les Zaïrois d’alors avaient vomi bruyamment lors des consultations nationales initiées début 1990 par le maréchal Mobutu et lors des travaux de la Conférence nationale souveraine. La violence, l’arbitraire et la corruption constituent pour lui un « projet politique » autant que les piliers de son « système ». Un système aux contours maffieux qui considère le pouvoir plus comme un butin de guerre qu’un service pour le bien commun.
BAUDOUIN AMBA WETSHI/CI
source:lecongolais.cd

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mercredi 21 août 2013

RDC : DEBAT : N' Y-A-T-IL (DONC) PERSONNE POUR ARRÊTER LES KABILISTES ?

 Kabila ass
Bonsoir à tous.

EXCLUSIF : LA DEPOUILLE D'UN " ANCIEN " DIPLOMATE CONGOLAIS BLOQUEE A NAIROBI POUR " FACTURES IMPAYEES "

Exclusif – La dépouille d’un « ancien » diplomate congolais bloquée à Nairobi pour « factures impayées »
La famille d’un ancien diplomate congolais accuse le gouvernement de «négligence » suite au blocage de la dépouille de leur défunt par l’hôpital de Nairobi pour « factures impayées ».
Le corps de Jean Kihonga Ngoy qui était jusqu’à l’année dernière attaché à l’ambassade congolaise à Nairobi est détenu depuis 3 mois à l’Avenue Hospital Parklands à Nairobi, Kenya, suite au non-paiement de factures.
Sa famille affirme avoir plusieurs fois communiqué la situation aux autorités de l’ambassade congolaise à Nairobi, sans qu’elles ne réagissent.
«Nous avons cherché de l’aide auprès de notre ambassade à Nairobi et cela fait maintenant trois mois, nous n’avons pas obtenu de réponse, le bureau est resté silencieux « , affirme Florence Kihongo, la veuve.
Mme Kahingo affirme également avoir entrepris « toutes les démarches » pour que le gouvernement de la République démocratique du Congo paye la somme de 250.000 Kenyan Shilling (+/- 2900 USD) que sa famille doit à l’hôpital pour que ce dernier libère le corps de son défunt mari.

mardi 20 août 2013

RDC : AZARIAS RUBERWA, LE PROCES QUI LE MET A NU

Photo-LeSoftonLine-Azarias-Ruberwa

Pour tous les observateurs avisés, Azarias Ruberwa était, politiquement, jeté aux oubliettes. Définitivement. En effet, aux dernières élections générales, son parti, le RCD, Rassemblement congolais pour la démocratie, s’était effondré corps et bien, en ne récoltant aucun élu ! Depuis lors, l’homme avait disparu de la scène politique, après avoir réalisé qu’il pesait zéro.
 
L’homme s’était même reconverti en défenseur des animaux : les okapis de la réserve d’Epulu en province Orientale. Mais la magie des concertations nationales projetées l’a ressuscité. Il a annoncé la participation de son parti à ce forum, ce qui est une occasion inespérée pour tous les partis alimentaires, experts ès négociation de partage du pouvoir, d’espérer arracher un maroquin que son poids réel ne pourrait permettre. Seulement voilà : au moment où Ruberwa se rappelle à notre bon souvenir, un procès risque de lui gâcher cette pseudo-rentrée politique. Avec comme toile de fond, « l’affaire Afrika TV», qui a le mérite de démonter la vraie nature d’un homme qui, à coup de déclarations et des versets bibliques, avait, un moment, réussi à se donner l’image tranquille d’un chrétien pratiquant.
 
Notre confrère Belhar Mbuyi, ancien directeur général d’Afrika TV de février 2007 à septembre 2009, a décidé de saisir la justice dans le différend qui l’oppose à la Colombe SPRL, la société propriétaire des deux médias audiovisuelles : la télévision Afrika TV et la radio Afrika FM. Le journaliste réclame son décompte final, ainsi que ses salaires cumulés de 30 mois ! Ça c’est le côté pile. Car le côté face de l’affaire met, lourdement, en cause l’ancien vice-Président de la République de la transition 1+4.

 En effet, tout commence en 2005, avec la création même d’Afrika TV. Au lendemain de la nomination des mandataires de l’Etat, le RCD s’était tapé un important pacquage des entreprises du portefeuille de l’Etat. Ruberwa demande alors à ses nouveaux ADG et aux autres cadres du parti de contribuer pour la création d’une chaîne de télévision. Nombreux mettent la main à la poche pour ce qui, espèrent-ils, était un bien commun du parti.
Au total, les contributions atteignent plus de 100 000 dollars américains. Un cadre du parti est chargé de réaliser des études de faisabilité du projet, mais tout le monde se surprend d’apprendre que le président du RCD a déjà remis la bagatelle somme de 90 000 euros, environ 120 000 dollars américains à l’époque, à une journaliste de place, aux fins d’aller acheter le matériel en Europe.
 
Il sera proprement bleui : la future chaîne commence avec des caméscopes domestiques, des trépieds qui ressemblent aux jambes de libellules, sans régie vidéo, sans aucun banc de montage, sans lumières froides, sans rien. Le héraut proclamé de la bonne gouvernance et des valeurs chrétiennes «oublie» également de payer à l’Etat ses droits pour la création de la chaîne de radiotélévision. Nul souci : la ministre des PTT de l’époque, Mme Gertrude Kitembo, est membre du RCD. La télé et la radio auront leurs licences d’exploitation sans avoir rien déboursé. Sous d’autres cieux, ça ferait scandale …
Il n’empêche : il faut à présent donner la forme légale à tout ceci. Ruberwa confie la tâche au journaliste Museme Diawe, son conseiller en communication. Il est donc décidé la création de la Colombe SPRL, au capital de…10 000 dollars américains, société qui possède le groupe Afrika TV-Afrika FM, dont le matériel a pourtant coûté, officiellement, plus de 120 000 dollars !
 
Ce n’est pas la moindre des incongruités. Ruberwa décide que le capital de la nouvelle société sera détenu par deux de ses proches, à concurrence de 47% chacun : son frère de tribu Charles Mukiza, et Edgard Okende Emungu, ce dernier étant en plus le président du Conseil d’administration. Petit souci : les deux hommes sont cadres à la Banque centrale du Congo. Ce sont donc des fonctionnaires de l’Etat qui, par voie de conséquence, ne peuvent nullement être des associés d’une société commerciale.
Mais Ruberwa n’en a cure. Il décide ensuite l’octroi des 6% restants à deux journalistes pour apport en industrie, en raison de 3% chacun : le même Museme Diawe, et Belhar Mbuyi, ancien directeur de la rédaction aux journaux «Le Potentiel» et «Le Soft International». Selon les statuts de la Colombe SPRL, c’est le PCA Edgard Okende qui devait désigner officiellement un directeur général pour la radiotélévision Afrika TV-Afrika FM. Mais dans les faits, c’est Ruberwa seul qui désigne, verbalement, Museme à ce poste. Ancien de la RTNC, ce dernier se démène, mais tout lui manque pendant qu’il essaie d’équiper la chaîne. Résultat des courses : Afrika TV fait du sur place.
 
A l’issue d’un audit réalisé par le journaliste et éditeur parisien Eddie Tambwe, Ruberwa décide la démission de Museme, et son remplacement par Belhar Mbuyi. Ce dernier prend la précaution d’exiger au préalable une nouvelle étude de faisabilité du projet afin de déterminer les conditions de réussite de la nouvelle entreprise. Ce travail est fait par Eddie Tambwe et Juvénal Gishinge Gatsinzira, le conseiller financier de Ruberwa. Les conclusions de ce travail en appellent à une recapitalisation complète de l’entreprise pouvant permettre d’apurer toutes les dettes, d’équiper valablement la chaîne et de la doter d’un fond de roulement conséquent pour un fonctionnement optimal. Ruberwa s’engage de rassembler les fonds endéans deux mois.

 Dix mois plus tard, rien ne vient, et Belhar Mbuyi commence à s’inquiéter. Après plusieurs plaintes, il finit par faire contre mauvaise fortune bon cœur. Il met en place une rédaction, réorganise la direction commerciale, pendant que le ton très libre du journal télévisé impose la respectabilité de la chaîne. M. Mbuyi peaufine une grille des programmes attrayant qui culmine avec l’arrivée des films tanzaniens diffusés dans le programme «HadisiNjo». L’audimat grimpe, des grands annonceurs se bousculent. Mais l’embellie ne sera que de très courte durée, car la chaîne est rattrapée : elle est fermée par le ministre Emile Bongeli pour avoir fraudé ses deux licences d’exploitation, et n’avoir jamais payé les frais administratifs au ministère de la Communication et des Médias.
 
La fermeture durera sept longs mois, le temps de faire fuir tous les annonceurs et de faire tomber l’émetteur en panne. A sa réouverture par Lambert Mende, la chaîne diffuse désormais une image brouillée par des neiges. Belhar Mbuyi explique alors à Ruberwa qu’il faudrait recapitaliser l’entreprise pour faire face aux impératifs de sa survie. Il lui rappelle ses engagements de février 2007. Mais rien n’y fait : le président du RCD veut avoir une chaîne de télévision, mais sans en payer le prix. De guerre lasse, le 13 septembre 2009, Belhar Mbuyi résilie le contrat pour faute de l’employeur. Il écrit à Ruberwa, le vrai propriétaire de l’entreprise, mais, pour respecter la forme, il dépose sa démission auprès d’Edgar Okende Emungu qui refuse d’en accuser réception, paniqué à l’idée de se voir impliqué dans une affaire qui risque de porter atteinte à sa carrière à la BCC.

 S’engage alors un trop long et infructueux travail de conciliation à l’inspection de travail. Notre confrère a donc décidé de porter plainte devant le tribunal. Ce procès, loin d’être une simple affaire entre un ancien employé et son ex-employeur, sera celui d’un homme politique qui a trôné au sommet du pays, qui a, sur papier, promu les valeurs de la Républiques et du christianisme, mais qui est très loin de mettre en pratique son propre discours.
PAUL MULAND
http://rep-dem-congo.blogspot.com/2013/08/rdc-azarias-ruberwa-le-proces-qui-le.html

RDC : UN JEU DANGEREUX POUR KABILA ET SA BANDE

RDC- Un jeu dangereux pour Kabila et sa bandeConcertation nationale, une idée qui frise la plupart des congolais, alors que l’homme fort s’approche tout doucement à la fin de son mandat, quelle idée aurait-il derrière la tête?

Tout le monde le sait, du moins la majorité des congolais, que monsieur Kabila, président de la RD Congo est prêt à tout pour rester chef suprême de ce grand pays, quitte à partager son pouvoir.
Elu « démocratiquement », il est normal qu’il règne en maître suprême, encore qu’il est majoritaire à l’Assemblée Nationale.
 
Serait-il pour lui un moyen d’amadouer la classe politique pour que le moment venu, il puisse avoir le feu vert pour enfin revoir la constitution en tirant encore une fois de plus la plus grande partie du drap de son côté, et revenir président de la très Démocratique République du Congo en 2016.
En tout cas, après analyse, c’est l’impression qu’il donne. Evariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale et professeur de droit, qui publie « Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation ». Publication qui, en tout cas, montre clairement les intentions de cette classe politique, dont nous pouvons citer ces propres commentaires :
 
« Cet ouvrage est un outil critique des théories sur le pouvoir constituant et le pouvoir de révision, mais aussi un instrument prospectif, eu égard à la rétivité des dirigeants africains difficilement conciliable avec l’impératif de la primauté du droit en démocratie.
 
S’invitent ainsi plusieurs interrogations qui, sans avoir trouvé des réponses définitives, ont néanmoins l’avantage d’inciter à la réflexion face au fétichisme et aux incantations magiques qui meublent les Constitutions africaines, particulièrement celle de la République démocratique du Congo ».
 
Cet ouvrage met l’accent sur le changement de l’article 220 de la constitution et permettrait au chef de l’État Joseph Kabila, réélu en décembre 2011, de postuler pour un troisième mandat en 2016.
De suite en réaction à cet machiavélique idée, les forces acquises aux changements ont lancé la compagne « Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie en RDC », suivi des professeurs de l’Université de Kinshasa à travers le association Apukin qui ont clairement fait montre de leur refus sur un quelconque changement de la fameuse article, et même les Evêques Catholiques dans leur Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco),  ont appelé la population congolaise à faire un contre cette tentative macabre de modifier la constitution.
 
Voilà ce que dit l’article 220 :
« La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.
 
Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. »
 
Prit de haut, le président Kabila Kabange tenterait-il de jouer au petit malin en damant autrement son jet  dans le souci d’arriver à ses fins ? Une question qui, sans doute, aura une réponse dans un futur très proche.
E. VOVO

lundi 19 août 2013

NOUS SOMMES POUR LA PRESENCE D'AFRICOM EN RD CONGO

Les Etats-Unis venait de relancer la coopération militaire avec la République Démocratique du Congo en 2009. Certains pensent que c’est un pas vers l’installation du siège d’AFRICOM, le Commandement Africain du Département de la Défense américaine. Le siège actuel est en Allemagne en attendant de trouver un pays Africain.

 
Beaucoup de personnes sont contre un Commandement militaire américain en Afrique mais nous qui avons  l’œil de l’aigle, nous le prenons le prenons comme une investissement  qui parait bénéfique sur le plan sécuritaire et stratégique  pour notre pays surtout car la RDC attire la convoitise de beaucoup d’Etats voyou; voilà pourquoi nous la Force Nouvelle du Congo Libre sommes pour la présence d’ AFRICOM dans notre territoire.

Cependant, quoi qu’il arrive, il me semble que ce commandement finira par s’installer. Déjà des pays comme le Rwanda auraient exprimes le désir d’accueillir les “boys” sur leur sol. Mais apparemment le Rwanda n’offre pas les conditions stratégiques nécessaires pour l’installation du commandement américain.

En 2009, Hippolyte Kanambe alias Joseph Kabila avait déclaré qu’il n’était pas question d’une base militaire américaine en RDC. A mon avis, je pense que le réalisme suggère que les Congolais bénéficieraient d’une base américaine sur leur sol.
 
Souvenez-vous que Mobutu avait réussi 3 décennies de stabilité à cause de sa diplomatie de la guerre froide et entre autres la présence américaine sur nos Bases.
 
Pour ceux qui  évoquent un problème de souveraineté. Je leur dirait que la RDC n’est pas plus souveraine que l’Allemagne et le Japon qui abritent des grandes bases militaires américaines a l’extérieur des USA. Ces bases sont plutôt sources de revenus. Il est plutôt question d’un protocole d’accord qui garantisse la souveraineté et les intérêts économiques des Congolais.
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Accords militaires avec la Belgique, les Etats-Unis… Réforme des FARDC : les leçons du passé
Par  La FNCL.
Le gouvernement congolais a-t-il répondu à la main tendue de l’AFRICOM (Commandement militaire des Etats Unis pour l’Afrique) ? Si l’on peut se permettre certaines réserves pour ne pas répondre encore affirmativement à cette interrogation, il y a lieu de retenir que les Etats-Unis et la RDC ont décidé de relancer leur coopération militaire. Dès cette semaine, il sera question de procéder à la mise en place de la « Force de réaction rapide ». Après la Belgique, c’est le tour des Etats-Unis de mettre la main à la pâte dans le cadre de la restructuration des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Mais il faut tirer les leçons du passé pour une vraie politique de défense.
 
Les Etats-Unis et la République démocratique du Congo, ont procédé, vendredi à Kinshasa, à la signature d’un accord militaire. Le ministre congolais des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba, d’une part, et le chargé d’Affaires des Etats-Unis, Sam Brock, d’autre part, se sont félicités de la relance de la coopération militaire entre les deux pays qui, par le passé, se sont manifestés positivement dans ce secteur pour doter la RDC, alors Zaïre, d’une force militaire dissuasive.
 
Cet accord militaire qui sera effectif à partir de cette semaine consiste à mettre en place une « Force de réaction rapide ». Les experts militaires américains seront à pied d’œuvre à partir de cette semaine et dispenseront des cours au Centre supérieur militaire de Kinshasa avant d’en faire autant à Kisangani.
 
Il revient à dire que 48 heures après la signature du même genre intervenue à Bruxelles entre les ministres belge et congolais de la Défense, c’est maintenant le tour des Etats-Unis. Il est question, comme il a été souligné à Bruxelles, de former 12 bataillons qui constitueront la « Force de réaction rapide des FARDC ». La Belgique est déjà à pied d’œuvre à Kananga et ce noyau militaire sera transféré à Kindu, au Maniema.
 
L’OMBRE DE L’AFRICOM
Pour des observateurs avertis, cette relance de la coopération militaire entre les Etats-Unis et la République démocratique du Congo n’est rien d’autre que la réponse affirmative de Kinshasa à la disponibilité de l’AFRICOM, Commandement militaire de Etats-Unis pour l’Afrique, de doter la RDC d’une armée professionnelle, performante et dissuasive. A ce sujet, le général William E. Ward avait séjourné à Kinshasa dans le but de s’entretenir avec les responsables politiques et militaires congolais de cette opportunité au regard des faits qui ont émaillé ces derniers temps la situation sécuritaire en RDC et dans la région de l’Afrique des Grands Lacs.

Auparavant, l’ambassadeur des Etats-Unis à Kinshasa avait déclaré qu’il était prêt à discuter de la question avec les responsables militaires de l’AFRICOM dont le quartier général est installé à Stuttgart, en Allemagne. Au besoin, présenter les besoins militaires de la RDC pour appréciation.
 
Ouvrons une parenthèse pour relever que le quartier général de l’AFRICOM est encore en Allemagne. Certainement, en attendant qu’un pays africain offre des possibilités stratégiques qui répondent aux exigences d’une telle mission dès lors qu’une telle éventualité avait déjà été évoquée dès le départ.
 
Au regard de tout ceci, c’est comme si les choses se sont accélérées pour aboutir à la signature de l’accord de vendredi dernier.
 
CONSEIL « MILITAIRE » A BUJUMBURA
Une semaine avant les signatures des accords militaires tant à Bruxelles qu’à Kinshasa, respectivement avec la Belgique et les Etats-Unis, une rencontre militaire de haut rang s’est tenue à Bujumbura, capitale du Burundi. Les responsables politiques et militaires des pays concernés étaient sur place. Il s’est agi de ceux du Burundi, du Rwanda, de l’Ouganda, du Kenya, des Iles Comores et Maurice, des Seychelles et de la Somalie.
 
Officiellement, il était question de la mise sur pied de la « Brigade sous régionale d’intervention rapide, EASTBRIGACOM ». Ces pays répondraient ainsi à une résolution de l’Union africaine qui se propose de disposer en 2010 d’une « Force africaine » de 25.000 hommes.
Chaque sous – région devra fournir au moins 5.000 hommes.
Il s’agit de l’Afrique du Nord, de l’Ouest, de l’Est, du Sud et du Centre. C’est dans ce cadre que les pays de l’Afrique de l’Est se sont retrouvés à Bujumbura pour évaluer cette possibilité. Mais la Tanzanie, le Soudan et l’ Erythrée qui font partie de l’Est n’avaient pas répondu à ce rendez-vous.

L’absence de la Tanzanie s’expliquerait par le fait que ce pays est pour la « non violence » ; l’ Erythrée ne souhaite pas pour l’instant s’asseoir sur la même table que l’Ethiopie tandis que le Soudan est encore trop pris par l’Affaire El-Béchir. Le feront-ils après ? Possible. Toujours est-il que les représentants des pays qui ont été présents ont soutenu cette initiative des pays de la Communauté de l’Afrique de l’Est, avec comme président en exercice Paul Kagame, président du Rwanda.
 
Fait intéressant à souligner : les pays bailleurs de fonds se sont déjà manifestés afin de soutenir cette démarche. Il s’agit de la Grande Bretagne, des Pays Bas, du Danemark, de la Norvège, des Etats-Unis et de la France. Du côté des organisations non gouvernementales, on a noté la présence de OCHA (chargé des réfugiés) ; Horn of Africa, GTZ et Institue of Securty Studies.
Il y a là l’odeur de la « guerre froide ». Cette fois dans la tendance à « gêner » la poussée chinoise en Afrique.
 
STRATEGIE DE SECURITE NATIONALE ET POLITIQUE DE DÉFENSE
Comme on peut le constater, les questions sécuritaires intéressent de plus en plus plusieurs nations. Ajouter à cela les enjeux régionaux et internationaux.
Nombreuses sont les organisations internationales qui adhèrent aux objectifs de l’AFRICOM qui consistent à mettre en place « une armée africaine » pour des missions d’interposition et d’imposition de paix. Aussi, l’AFRICOM s’est-il engagé à former les « casques bleus africains ».
Or, à l’image d’une équipe nationale de football, cette armée africaine est tributaire des armées nationales qui doivent disposer des « forces combattantes d’élite » pour répondre aux attentes de cette mission. Les pays de l’Afrique de l’Ouest l’ont déjà compris avec l’ ECOMOG. Ceux du Sud sont très avancés dans le cadre de la SADC avec l’Afrique du sud en tête.

Les pays de l’Afrique de l’Est ont décidé d’en faire autant avec la réunion de Bujumbura après les rencontres de Nairobi, Dar es-Salaam et Kampala. L’Afrique centrale se cherche encore dans le cadre de la CEEAC, et la13è session de Brazzaville visait justement à jeter les bases d’un espace de paix et de sécurité dans la sous-région. Ce sont ces deux thèmes qui ont dominé les travaux préparatoires de Kinshasa en prévision du 14ème sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de la Communauté économique des Etats d’Afrique centrale, CEEAC.
 
De ce qui précède, et compte tenu des plans de déstabilisation que la RDC subie, il convient de réagir en vue de répondre également aux préoccupations de l’Union africaine. La restructuration des FARDC s’impose, une fois de plus, comme priorité des priorités.
 
Les accords militaires qui viennent d’être signés avec la Belgique et les Etats-Unis, lesquels seront certainement suivis par d’autres partenaires, doivent s’inscrire dans le contexte d’une nouvelle approche de paix et de sécurité. Mieux, aboutir à une stratégie de sécurité nationale et élaborer une bonne politique de défense au regard des priorités économiques, politiques et sociales.
 
Que l’on tire des leçons de ces efforts significatifs du passé, mais qui se sont effondrés comme un château de cartes une fois le régime Mobutu a été défait. Cette stratégie de sécurité ne doit nullement s’articuler autour d’une personne ou d’un régime, mais s’inscrire dans la logique de la sécurité nationale pour que l’armée soit le vrai symbole de l’unité nationale et le socle des institutions républicaines.

Et d’une meilleure politique de défense qui sorte des sentiers battus en prenant en compte les ambitions et les objectifs de la Nation congolaise.

Aussi, serait-il intéressant d’envisager la convocation d’un « Débat national » qui réunirait toutes les sensibilités politiques, économiques et sociales du pays, sans oublier, bien sûr, les experts militaires congolais. Le mérite de cette initiative est d’éviter que tout s’effondre avec la fin de la coopération bilatérale ou en cas de rupture des relations diplomatiques. Bien plus, l’armée est un « corps ». Elle doit résister à l’usure de temps et de régimes.

http://rep-dem-congo.blogspot.com/2013/08/nous-sommes-pour-la-presence-dafricom.html

 

UN NORVEGIEN CONDAMNE A MORT POUR HOMICIDE EN RDC EST DECEDE EN PRISON

Des accusations qu’ils avaient rejetées, affirmant que le chauffeur avait été tué par des bandits. Ils ont été condamnés en juin 2010 pour meurtre et tentative de meurtre, espionnage et association de malfaiteurs. Peu après la sentence, Moland, 32 ans, et French, 31 ans, ont écrit au président congolais Joseph Kabila pour demander leur grâce ou la commutation de leur condamnation à mort en une peine de prison à vie pouvant être éventuellement purgée en Norvège. Les autorités norvégiennes avaient depuis tenté de négocier leur transfert en Norvège.
http://rep-dem-congo.blogspot.com/2013/08/un-norvegien-condamne-mort-pour.html

mardi 13 août 2013

POLEMIQUE AUTOU DE L'ANNONCE D'UN GOUVERNEMENT D'UNION NATIONALE

 



Président du Sénat, Léon Kengo wa Dondo, a annoncé, samedi 10 août à Kinshasa, la formation d’un nouveau gouvernement d’union nationale à l’issue des concertations nationales. Cette annonce a créé une polémique aussi bien au sein de la Majorité présidentielle que de l’opposition.
Le député de la majorité Emmanuel Ramazani Shadari s’est dit étonné par cette annonce. Il reconnaît avoir débattu avec le présidium des concertations de la question  d’un certain accompagnement international de ces assises mais pas d’un éventuel gouvernement. Ce député élu de la circonscription de Kabambare (Maniema) qualifie les propos de Kengo d’un «discours politicien pour faire un clin d’œil à l’opposition».
Du côté de l’opposition, certains partis disent ne pas être concernés par la démarche de Léon Kengo. Le secrétaire général de l’Union pour nation congolaise (UNC), Jean-Bertrand Ewanga, affirme ne pas reconnaître le présidium des concertations. Le secrétaire général de l’UNC appelle le président du Sénat à se soumettre à la discipline du conclave de l’opposition.
C’est également la position du Mouvement du peuple congolais pour la République (MPCR). Son président Jean-Claude Mvuemba rejette toute idée de former un gouvernement d’union nationale à l’issue des concertations nationales.
  • Quelle analyse faire  de cette déclaration de Léon Kengo ?
Invités:
  • Professeur  Michel Bongongo, sénateur et secrétaire général de l’UFC, parti de Léon Kengo. Ce parti est membre de l’opposition.
  • Honorable Willy Bakonga, député national du PPRD, parti de la majorité présidentielle.
  • Joseph Kongolo, analyste politique.
Source: Radio Okapi

lundi 12 août 2013

RD CONGO : APPEL A LA CREATION D'UN TPI

Cinquante-deux personnalités féminines demandent dans une déclaration la création d'un Tribunal pénal international pour juger les crimes commis en République démocratique du Congo, notamment les viols.
Les 52 femmes - dont les ex-ministres françaises Rama Yade et Roselyne Bachelot, et Ingrid Betancourt - ont signé une déclaration "sur les viols comme arme de guerre et l'instauration d'un Tribunal pénal international pour la République démocratique du Congo", pour succéder au Tribunal pénal international pour le Rwanda, qui doit fermer ses portes fin 2014.

La déclaration, initiée par l'avocat congolais Me Hamuly Rély, est présentée comme une "solution incontournable pour la paix et la justice dans la région des Grands Lacs". Ce TPI serait "chargé de poursuivre tous les crimes répertoriés dans le 'rapport mapping' des Nations unies". Le rapport Mapping, de plus de 550 pages, concerne les violations des droits de l'homme commises entre 1993-2003 en RDC. Il répertorie 617 incidents violents mais en tout "des dizaines de milliers de personnes ont été tuées, de nombreuses autres ont été violées et mutilées - par des groupes armés congolais et des forces militaires étrangères", résume le site du centre d'information de l'ONU.

Ne pas ouvrir de TPI pour la RDC "serait une discrimination à l'égard de la femme congolaise, un déni de justice internationale ainsi qu'un encouragement à commettre le 'génocide' ou 'fémicide'. Car en effet, après publication du 'rapport mapping' et la multitude de rapports sur la situation de ces femmes, nul n'est plus fondé à prétendre n'avoir rien vu, rien su, ni rien entendu", est-il écrit dans la déclaration. "Tout doit être fait pour faire connaître et dénoncer ces abominations, ces crimes monstrueux perpétrés contre les femmes en RDC", a indiqué lundi Françoise Héritier, professeure d'anthropologie émérite au Collège de France.

Le gouverneur de la province riche et instable du Nord-Kivu (Est), Julien Paluku, a pour sa part déclaré  que "ce genre de juridiction était nécessaire pour mettre fin aux crises récurrentes dans l'Est de la RDC". "Il faudrait que tous les partis politiques, la société civile et les communautés locales s'engagent, que tout le monde s'investisse avec l'accompagnement de la communauté internationale, sinon je crains que tout ne soit bâclé. Or un tel tribunal pourrait vraiment décourager ceux qui veulent faire du mal", a pour sa part expliqué Angélique Kipu, présidente à Kinshasa de la Ligue pour le droit de la femme congolaise.

La déclaration est adressée au secrétaire général de l'ONU Ban Ki-Moon, aux présidents français François Hollande et américain Barack Obama et à la présidente de la commission de l'Union africaine Nkosazana Dlamini-Zuma, entre autres. Selon le site qui héberge la pétition (change.org/fr), le gynécologue congolais Denis Mukwege - réputé pour son aide aux femmes violées dans l'est de son pays, et déjà pressenti pour le prix Nobel de la paix - soutient la création de ce tribunal pour la RDC.

jeudi 8 août 2013

LISTE DES 85 MULTINATIONALES QUI SOUTIENENT LA GUERRE EN RD CONGO

coltanjeca_taudteLe saviez-vous ? Il y a du sang dans mon portable et ma TV, c’est ce que je viens de découvrir en regardant un ancien reportage de Canal Plus datant de 2009 sur le pillage des matières premières de la RDC, notamment le Coltan, par les multinationales occidentales. Le Coltan est un minerai entrant dans la composition de nombreux composants électroniques que l’on retrouve dans les portables, les Télévisions, les armes, missiles,….
 
Voici la liste des 85  multinationales (ci_dessous) mises en cause par l’ONU dans le pillage de la RDC et financement indirect de la guerre civile à l’Est dans un rapport de 2003. Suite à ce rapport l’ONU n’a pris aucune sanction ce qui n’a fait que renforcer les soupçons de complicité autour de la MONUSCO, force armée onusienne en RDC Parmi ces entreprises, certaines sont accusées de porter une aide logistique voir d’apporter directement de l’armement aux rebelles ou aux forces loyalistes.
 
Elles sont soient protégées par l’ONU soit par l’Etat qui les héberge ce fut le cas d’Anvil Mining au Canada ou bien d’Afrimex en Grande-Bretagne, ou bien de nombreuses autres multinationales belges en Belgique. A noter qu’un grand nombre sont d’origine d’Afrique du sud en lien étroit avec la Grande-Bretagne et les USA.
 
1. AFRICAN TRADING CORPORATION Sarl, SOUTH AFRICA
2. AFRIMEX, United Kingdom
3. AHMAD DIAMOND CORPORATION, BELGIUM
4. A.H. PONG & Sons, SOUTH AFRICA
5. A. KNIGHT INTERNATIONAL Ltd, United Kingdom
6. A & M MINERALS and METALS Ltd, United Kingdom
7. ALEX STEWART Ltd (Assayers), United Kingdom
8. AMALGAMATED METAL CORPORATION Plc, United Kingdom
9. AMERICA MINERAL FIELDS (AMFI), USA
10. ANGLO AMERICAN Plc, United Kingdom
11. ANGLOVAAL MINING Ltd, SOUTH AFRICA
12. ARCTIC INVESTMENT, United Kingdom
13. ASA DIAM, BELGIUM
14. ASA INTERNATIONAL, BELGIUM
15. ASHANTI GOLDFIELDS, GHANA
16. AVIENT AIR, ZIMBABWE
17. BANRO CORPORATION, SOUTH AFRICA
18. BARCLAYS BANK, United Kingdom
19. BAYER A.G., GERMANY
20. B.B.L. Banking, BELGIUM
21. BELGOLAISE, BELGIUM
22. CABOT CORPORATION, USA
23. CARSON PRODUCTS, SOUTH AFRICA
24. CHEMIE PHARMACIE NETHERLANDS, HOLLAND
25. COGECOM, BELGIUM
26. C. STEINWEG NV, BELGIUM
27. DARA FOREST, THAILAND
28. DAS AIR, United Kingdom
29. DE BEERS, United Kingdom
30. DIAGEM BVBA, BELGIUM
31. EAGLE WINGS RESOURCES INTERNATIONAL, USA
32. ECHOGEM, BELGIUM
33. EGIMEX, BELGIUM
34. ENTREPRISE GENERALE MALTA FORREST, DRC
35. EUROMET, UK
36. FINCONCORD SA, SWITZERLAND
37. FINMINING, SAINT KITTS
38. FIRST QUANTUM MINERALS, CANADA
39. FLASHES OF COLOR, USA
40. FORTIS, BELGIUM
41. GEORGE FORREST INTERNATIONAL AFRIQUE, DRC
42. HARAMBEE MINING CORPORATION, CANADA
43. H.C. STARCK GmbH & Co KG, GERMANY
44. IBRYV AND ASSOCIATES LLC, SWITZERLAND
45. INTERNATIONAL PANORAMA RESOURCES Corp, Canada
46. ISCOR, South Africa
47. JEWEL IMPEX Bvba, Belgium
48. KABABANKOLA MINING COMPANY, Zimbabwe
49. KEMET ELECTRONICS CORPORATION, USA
50. KHA International AG, Germany
51. KINROSS GOLD CORPORATION, USA
52. K & N, Belgium
53. KOMAL GEMS NV, Belgium
54. LUNDIN GROUP, Bermuda
55. MALAYSIAN SMELTING CORPORATION, Malaysia
56. MASINGIRO GmbH, Germany
57. MELKIOR RESOURCES Inc, Canada
58. MERCANTILLE CC, South Africa
59. MINERAL AFRIKA Limited, United Kingdom
60. NAC KAZATOMPROM, Kazakhstan
61. NAMI GEMS, Belgium
62. NINGXIA NON-FERROUS METALS SMELTER, China
63. OM GROUP Inc, USA
64. OPERATION SOVEREIGN LEGITIMACY (OSLEG) Pvt Ltd, Zimbabwe
65. ORION MINING Inc., South Africa
66. PACIFIC ORES METALS AND CHEMICALS Ltd, Hong Kong
67. RAREMET Ltd, Saint Kitts
68. SARACEN, South Africa
69, SDV TRANSINTRA, France
70. SIERRA GEM DIAMONDS, Belgium
71. SLC GERMANY GmbH, Germany
72. SOGEM, Belgium
73. SPECIALITY METALS COMPANY SA, Belgium
74. STANDARD CHARTERED BANK, U.A.E.
75. SWANEPOEL, South Africa
76. TENKE MINING CORPORATION, Canada
77. THORNTREE INDUSTRIES (Pvt) Ltd, Zimbabwe
78. TRACK STAR TRADING 151 (Pty) Ltd, South Africa
79. TRADEMET SA, Belgium
80. TREMALT Ltd, Belgium
81. TRINITECH INTERNATIONAL Inc, USA
82. TRIPLE A DIAMONDS, Belgium
83. UMICORE, Belgium
84. VISHAY SPRAGUE, USA and Israel
85. ZINCOR, South Africa
 
Pour comprendre lagénèse du conflit en RDC, un bref résumé indispensable :
1. L’armée française, après les avoir soutenus, exfiltre les génocidaires rwandais en juillet 1994 en RDC sous le gouvernement du dictateur Mobutu acquis à l’époque à l’autorité française et lâché par les USA. Les forces génocidaires rwandaises continuent à massacrer les populations au Rwanda à partir de la RDC.
 
2. Le Rwanda prend ce prétexte pour envahir le Congo avec le soutien des Etats-Unis et des britanniques. Il est épaulé par l’Ouganda son grand allié et lui-même soutenu par les USA. Sur leur passage les forces rwandaises et ougandaises massacrent les populations qui ont fui le Rwanda prises en otage par les anciennes forces génocidaires rwandaises en RDC puis prennent la direction de la capitale : Kinshasa.  Elles en profitent aussi pour s’installer dans les régions riches en ressources minières de l’Est de la RDC où elles se livrent aux pires exactions. Le 8 octobre 1997, Human Rights Watch et la Fédération internationale des droits de l’homme affirment détenir « la preuve matérielle irréfutable » de massacres perpétrés dans l’est de l’ex-Zaïre par l’AFDL de Kabila et le FPR-APR, alliés rwandais. Les troupes rwandaises finissent par imposer à la tête du pays : Laurent Désiré Kabila (alias le Mzee) en 1997.
 
3. En 1998 : le Mzee se retourne contre ses anciens alliés rwandais et s’appuie sur une coalition hétéroclite soutenue par la France ( Angola, Zimbabwe,…) contre une coalition rwandaise et ougandaise anglo-saxonne (USA, Grande-Bretagne, Belgique :Pourquoi les Occidentaux soutiennent le Rwanda et l’Ouganda). Cette guerre terrible de libération de la RDC entre 1998 à 2003 aurait fait plus de 4 millions de morts.
 
4. En 2001, le Mzee est assassiné dans des circonstances mal élucidées et dont les commanditaires n’ont pas été retrouvées faute de réelle intention judiciaire et politique. Le Mzee est remplacé par son fils qui a combattu avec les forces rwandaises. Il s’ensuit une poursuite du pillage de l’Est de la RDC par rebelles interposés soutenus ou prétendument combattus par les pays frontaliers (Rwanda, Ouganda, Burundi).
 
5. Depuis 2005, la guerre soutenue par les grandes puissances et leurs multinationales se poursuit à l’Est pour le contrôle des richesses minières faramineuses (or, Coltan, Diamants, …). Les rebelles pullulent armés par le Rwanda, l’Ouganda qui profitent du chaos dans la sous-région tandis que le régime en place à Kinshasa est accusé de laisser faire en étant le vassal du Rwanda et de l’Ouganda. Les forces loyalistes sont accusées tout autant que les rebelles soutenus ou combattus par le Rwanda ou l’Ouganda de recourir aux viols et aux massacres contre les populations locales

Source : Avec Mediapart
http://rdcong.blogspot.com/2013/08/liste-des-85-multinationales-qui.html

L'ONU VA DEPLOYER DES DRONES EN RD CONGO DANS QUELQUES SEMAINES PARAIT-IL

"Le déploiement des drones est prévue dans les prochaines semaines", a déclaré le porte-parole de l'ONU Martin Nesirky lors d'une conférence de presse au siège de l'ONU à New York.

"L'utilisation des drones permettra aux soldats de la paix de l'ONU en République démocratique du Congo de surveiller les mouvements de groupes armés et de protéger la population civile de manière plus efficace, en particulier dans la région orientale du pays".

"Les drones qui seront utilisés par les Nations Unies ne portent pas d'armes", a-t-il précisé.

A l'heure actuelle, a-t-il dit, "Le Département des opérations de maintien de la paix des Nations Unies peut confirmer qu'il a atteint l'étape finale du processus d'acquisition".

"Le fournisseur choisi est la société italienne SELEX ES.", a déclaré M. Nesirky, affirmant que le drone est   le "FALCO", un drone  conçu pour être une plateforme de surveillance capable de transporter une variété de charges utiles, y compris plusieurs types de capteurs à haute résolution.

La mission de l'ONU, déployée dans l'est RDC depuis plus d'une décennie, est la plus grande force onusienne dans le monde avec 17. 000 hommes.

La RDC est en proie à une insurrection des rebelles du M23 dans la région frontalière avec le Rwanda et l'Ouganda depuis l'année dernière.
Kinshasa, 2/08/2013 (Xinhua / MCN, via mediacongo.net)

POUSSE HORS D'UNE FOURGONNETTE EN MARCHE PARUN POLICIER MAROCAIN, UN CONGOLAIS DECEDE 6 JOURS APRES


Triste sort que celui d’un Congolais tombé d’une fourgonnette de la police Marocaine en pleine autoroute en direction d’Oujda pour une reconduite à la frontière.
 
Nous apprenons qu’il est décédé suite à une commotion cérébrale sévère avec hémorragie interne après avoir été admis dans un établissement hospitalier pendant presque une semaine.
 
Une source sûre que nous avons jointe ce jour au téléphone depuis Tanger nous a transmis le poignant témoignage qui va suivre.
La victime qui aurait fêté son quarantième anniversaire le 02/11/1973 s’appelait Toussaint-Alex MIANZOUKOUTA et était enseignant de Français dans une école privée à  Rabat. Il laisse derrière lui une femme et un enfant vivant en Espagne.
 
Il était allé rendre visite à ses amis dans la ville de Tanger, plus précisément au quartier Boucalès connu pour abriter de nombreux migrants subsahariens en situation irrégulière. C’est donc dans ce contexte qu’il s’est retrouvé au cœur d’une descente de la police qui effectuait des contrôles d’identité.
 
Il était pourtant régulièrement immatriculé à la sûreté nationale depuis le 20/02/2012, sa date d’entrée sur le territoire Marocain.  Sa carte de séjour porte le numéro A045872F.
Pendant l’interpellation, les agents de  police ne lui ont pas laissé le temps de présenter ses papiers et l’ont sommé de monter dans la fourgonnette  séance tenante pour être conduit au poste avec les autres interpellés. Il s’est exécuté sans protester.
 
C’est pendant leur transfèrement que les personnes interpelées se sont rendues compte de leur vraie destination, le désert d’Oujda, à la frontière avec l’Algérie d’où de nombreux autres raflés ne sont pas revenus depuis plus d’un mois maintenant sans avoir été présentés au procureur de la république devant statuer sur le motif de leur arrestation.
 
Sur la route d’Oujda donc, une dispute s’engage entre les policiers et un groupe de prévenus qui protestent violemment contre un traitement aussi brutal que déshumanisant. La dispute va très vite dégénérer et tourner en violent affrontement physique entre les prévenus et les policiers. La portière de la fourgonnette est défoncée et les fugitifs prennent la fuite. Pendant ce temps, d’autres restent sagement assis à leur place. Parmi eux, un Congolais de la RDC qui a requis l’anonymat et le défunt Alex.
 
Un des policiers qui ne comptait pas laisser passer cet affront, les nerfs à vif, s’en prend violemment à Alex qui se trouve en face de lui et le projette hors de la fourgonnette. Réalisant la gravité du forfait qui vient d’être commis par son coéquipier, le chauffeur démarre en trombe mais l’autre Congolais de la RDC qui vient d’assister à l’insoutenable scène roue le roue de coups, l’obligeant à s’arrêter afin de récupérer la victime au sol baignant dans son sang et de le transporter d’urgence à l’hôpital. Le sang lui sort par les oreilles et les yeux.
 
Un temps admis dans un petit hôpital, le blessé est vite transféré à l’hôpital Mohamed V de Tanger où il est gardé en observation dans un état comateux avec un diagnostic vital très engagé. Il décèdera au 6è jour, vers 10 heures du matin. C’était le Mardi 30 Juillet.
 
Au moment où je discutais en ligne avec mon informateur, ce dernier se trouvait aux pompes funèbres et faisait partie de la délégation venue récupérer l’acte de décès afin de le faxer au ministère des affaires étrangères qui prendra en charge les frais de rapatriement du corps.
 
Le lieu de la veillée mortuaire n’a pas encore été désigné. De toute évidence, elle devra se tenir à Rabat, ville où résidait le défunt.
L’Ambassadeur du Congo actuellement en déplacement à Brazzaville a été prévenu par son cabinet.
 
Cette version rapportée par un proche du défunt met à mal la version officielle rapportée selon lui sur le PV de la police, laquelle établirait que les policiers auraient recueilli le défunt dans un piteux état après qu’il ait été visiblement agressé par des voyous.
Une militante Australienne des droits de l’homme à Tanger, dont le prénom est Helena s’est saisie de cette affaire.
 
La communauté Congolaise est indignée par des traitements humiliants réservés à ses ressortissants et déplore la non implication des autorités congolaises pour défendre les droits de leurs concitoyens hors du pays.
Devant des scandales répétés d’actes de racisme primaire des policiers Marocains à l’égard des étrangers et notamment des subsahariens, une enquête devrait être ouverte pour rétablir la vérité et situer les responsabilités.
 
C’est avec le cœur serré que nous avons après la triste nouvelle. Les conditions du décès nous laissent perplexes quant au professionnalisme des agents de l’ordre censés faire respecter la loi.
C’est tout naturellement que nous présentons nos vives condoléances à la famille éprouvée et aux proches du défunt. Puisse Dieu, dans son infinie bonté lui réserver le repos dans le royaume des morts.
 
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Et… n’oubliez pas que « … la rétention de l’information est une forme de constipation du savoir… »
Source : Afrik Online
http://rdcong.blogspot.com/2013/08/pousse-hors-dune-fourgonnette-en-marche.html

L'ARTISTE MUSICIEN LIKINGA MANGENZA REDO N'EST PLUS !

Ancien musicien de Zaïko Langa-Langa, le chanteur Likinga Mangenza « Redo » était très malade en France, il est décédé ce jeudi 8 août 2013 aux environs de 17H00 dans la ville de Reims. Cela fait des années qu’il souffrait de la maladie d’Alzheimer.
 
http://youtu.be/mzIQJ_apKPALikinga “Redo” avait été remarqué du grand public congolais dans les rangs de l’orchestre Empire Bakuba aux côtés de Pépé Kallé, Dilu Dilumona et Papy Tex, grâce à la chanson « Montese ».
En 1975, Likinga Redo et Lengi Lenga sont recrutés pour combler le vide laissé par Wembadio, Anto-Evoloko, Bozi Boziana, et Mavuela Somo qui ont quitté Zaiko en 1974. Une carrière musicale couronnée de succès et de gloire dans Zaïko Langa Langa. Dès lors, de 1975 à 1984, avant son arrestation au Portugal, Likinga Mangenza Redo grâce à sa voix, avec une petite touche de mélancolie dans sa voix, va changer la dimension des chansons de Zaïko Langa Langa. Dans Zaïko Langa-langa, Likinga “Redo s’est particulièrement signalé et par sa belle voix et par la chanson « Viya ». Une peine de prison ferme des plusieurs années prononcée contre lui au Portugal pour trafic de drogue avait fauché sa carrière musicale aux côtés des Nyoka Longo, Bimi Ombale et autres Lengi Lenga. A sa sortie de prison, après la scission de Zaïko Langa-Langa, le chanteur avait été appelé dans les rangs de Familia Dei, au contact de ce groupe, il n’a pas apprécié le climat qui y prévalait et s’était retiré. Depuis sa sortie de prison au Portugal, sa venue en France et pour intégration Likinga Redo devenu chantre de Dieu était accompagné spirituellement par le Frère Adjina Djuma -Pili, leader du Centre Evangélique “Espace de Prières”.
Une peine de prison ferme des plusieurs années prononcée contre lui au Portugal pour trafic de drogue avait fauché sa carrière musicale aux côtés des Nyoka Longo, Bimi Ombale et autres Lengi Lenga. A sa sortie de prison, après la scission de Zaïko Langa-Langa, le chanteur avait été appelé dans les rangs de Familia Dei, au contact de ce groupe, il n’a pas apprécié le climat qui y prévalait et s’était retiré. Depuis, on n’avait plus beaucoup parlé de lui. Notre compatriote Adjina Djuma Pili lui avait trouvé du travail au niveau de l’aéroport de Roissy Charles de Gaulle, sa maladie avait eu raison de lui. Tout dernièrement, le chanteur dans sa conversion à Christ avait annoncé un album dans le registre chrétien.
Pour toute information: 0033 351857635. Nos condoléances à sa famille.
Par Freddy Mulongo,
SOURCE : Reveil-fm.com
http://rdcong.blogspot.com/2013/08/lartiste-musicien-likinga-mangenza-redo.html

mercredi 7 août 2013

LE M23 VEUT S'INSTALLER A L'AEROPORT DE GOMA

Bertrand Bisimwa, président de rebelles du M23Bertrand Bisimwa, président de rebelles du M23

UN COMMUNIQUE VIENT D’ETRE SIGNE A BUNAGANA PAR LE PRESIDENT DE CE MOUVEMENT, CE SAMEDI 03 AOUT 2013,A CET EFFET ! Le Gouvernement congolais doit démilitariser la ville de Goma et permettre le déploiement d’une compagnie de l’Armée Révolutionnaire Congolaise à l’aéroport de la ville conformément à la déclaration des Chefs d’état des Pays membres de la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs, CIRGL en sigle, rendue publique le 24 Novembre 2012 qui avait présidé, en son temps, au retrait de notre Mouvement de la ville du Goma et qui constitue la base politique et juridique des pourparlers politiques actuels. Bertrand Bisimwa, président de rebelles du M23 En effet, aux termes de cette déclaration, le Mouvement du 23 Mars devait stopper son avancée vers d’autres entités et se retirer de la ville Goma pendant que le Gouvernement de Kinshasa devait, quant à lui, démilitariser la ville de Goma, permettre le déploiement à l’aéroport de la ville d’un bataillon composé de trois compagnies dont la première proviendrait de l’armée régulière les FARDC, la seconde du M23 et la troisième de la Force Neutre; ce en vue de l’ouverture des négociations politiques de Kampala…. La reprise des pourparlers de Kampala, à elle seule, ne suffit pas pour assainir l’environnement des négociations et garantir la paix et la sécurité des populations vivant dans les secteurs à haut risque mais également dans la ville de Goma au moment où il n’existe pas de cessez-le-feu formel entre les belligérants… En cas du non-respect par le Gouvernement de ladite déclaration, notre Mouvement se réserve le droit de se référer à la Conférence Internationale sur la Région des Grands-Lacs pour qu’il soit remis dans ses droits, y compris le redéploiement des unités de l’Armée Révolutionnaire Congolaise dans leurs positions d’avant le 24 Novembre 2012. BERTRAND BISIMWA (Président du M23) Via Magloire Paluku -

FRERE ALAIN MOLOTO PARLE DE SON EMPOISONNEMENT ET DE L'AVENIR DE GAËL ET EDEN

Comme une trainée de poudre, la nouvelle de son décès, survenu au soir du  vendredi 2 août 2013 à Kinshasa, s’est répandue dans toute la République démocratique du Congo, en Afrique et partout dans le monde où il est passé avec son groupe Gaël. Lui, c’est l’adorateur Alain Moloto, celui-là même dont la profondeur des textes de ses cantiques et de ses mélodies  faisaient entrer nombre des chrétiens et autres croyants dans la profondeur de l’adoration, la  contemplation, voire l’extase. Six jours seulement après avoir fêté ses 52 ans d’âge, cet artiste de musique sacrée a tiré sa révérence. Il nous faut lui rendre un vibrant hommage. Mais puisque d’autres, mieux que nous, ont  longuement commenté sur sa vie et son parcours musical, il est juste et bon pour nous d’aborder autrement ce sujet d’actualité. Et pour le faire, il nous a fallu reculer trois ans en arrière.
 
R.I.P Frere Alain Moloto
Frere Alain MolotoEn effet, en 2010, à la sortie de son album intitulé « les fruits de mes lèvres », qui avait comme producteur Antoine Katoto, Alain Moloto avait projeté une conférence de presse. Il était face à une brochette des journalistes  et s’était livré, comme  il est de coutume, au jeu de questions et réponses, après avoir donné la quintessence de son nouvel album et du livre qui l’accompagne: « La Louange et l’adoration : notre culte et notre vie ». C’est ici que l’auditoire a su que cet album « les fruits de mes lèvres » est essentiellement une action de grâce qu’Alain Moloto rendait à son Créateur pour lui avoir « arraché du filet de la mort en posant sa main dans l’affaire et changé le cours d’un événement qui avait programmé l’irréparable ».
 
C’est toujours dans cet album qu’il parle des « tombeurs des justes », des « traitres » qui ont « des pierres à la place des cœurs », ceux qui vivent pour « détruire ». L’idée maitresse des « fruits des lèvres » d’Alain Moloto était donc l’action de grâce à Celui qui a « étouffé l’élan du destructeur ». Un chant de cet album intitulé  « Naza ya Yesu » parlait déjà de son « empoisonnement » : « même par l’empoisonnent, avait-il chanté, le fils de la promesse ne meurt jamais ». Qui pouvait, à cette époque, prêter attention à ce détail ? Qui savait même qu’Alain Moloto était interné aux soins intensifs au Centre Médical de Kinshasa et qu’il revenait presque de la tombe ?
 
Revenons à cette conférence de presse révélatrice de 2010. Contrairement aux jaloux saboteurs aux yeux de crocodile, celles et ceux qui pensent déjà qu’avec le décès de l’adorateur Alain Moloto, la tête du groupe Gaël est à jamais coupée, qu’ils se détrompent et déchantent. Alain Moloto a eu le temps de préparer sa relève par l’initiation des jeunes talents dans la musique sacrée et dans l’art de diriger l’adoration. Nous n’en voulons pour preuve, l’émergence  des talents qui volent de leurs propres ailes en continuant l’œuvre apprise au sein de cette « famille » Gaël. Diriger, c’est prévoir, dit-on. Et lui, Alain Moloto avait bien compris cela bien avant de s’en aller là-haut. A la question de savoir ce qu’il pensait de l’avenir du groupe Gaël après lui, il confiera : « Je ne pense pas que la mission que le Seigneur nous a confiée s’arrêtera un jour par ce que quelqu’un a juré de nous tuer. Cependant, il peut arriver qu’on arrête de vivre un jour.
 
Mais l’œuvre de Gaël continuera parce qu’il y a des tenants de cette œuvre qui resteront encore vivants et  auront encore l’avenir devant eux. Raison pour laquelle, personnellement, en tant qu’individu, je n’ai pas voulu incarner ce travail, je n’ai pas voulu porter sur mon dos, tout seul, le fardeau de ce travail ; je n’ai pas voulu mûrir en moi-même cette mission au point où si je ne suis pas là, tout s’arrête. Malheureusement, il y a des gens qui partent dans la tombe avec leur ministère, des gens qui s’éteignent avec leurs visions. Je ne crois pas appartenir à cette génération. Je milite tous les jours pour qu’après moi, il y ait cette génération des gens qui ont compris le travail, qui ont saisi la mission et qui la continuent ».
 
Ce n’était pas tout. Une autre question de « curiosité » avait surgi pendant cette conférence de presse. Tenez : « Frère Alain Moloto, pourquoi ces derniers temps laissez-vous pousser la barbe ? Pour quoi ne voulez-vous plus vous raser  ?»  Sa réponse était surprenante: « Ma barbe, avait-il dit, c’est une réaction. C’est le symbole du fardeau que je porte dans mon cœur pour mon pays. J’ai laissé pousser cette barbe parce que je pense que ça doit changer dans ce pays. Dans le cadre de ma relation à Dieu, il y a des choses que lui ai dites et que je veux voir s’accomplir. Je laisse pousser la barbe jusqu’à ce que je voie la gloire de Dieu dans ce pays. Bientôt je me rendrais en Israël avec le drapeau de la RDC, je passerais la nuit à Golgotha en train d’intercéder pour la Rdc, c’est mon engagement pour ce pays, en tant que patriote».
 
Un an après, sans abandonner son micro et son tablier d’adorateur, on le verra descendre dans l’arène politique avec, cette fois-ci, l’organisation de la grande « prière pour la délivrance du Congo, qu’il a programmé  le dimanche  26 juin 2011, quatre jours avant la commémoration de l’indépendance.
Il appellera  cela « EDEN » (Ensemble pour la DElivrance de la Nation), avec comme slogan : Jésus=RDC (Roi Du Congo).
Pour ceux ne le savent pas cette grande campagne de  prière consistait à l’utilisation des paroles de « feu ». Comme l’épée à double tranchant cette parole de « feu » avait comme mission de  « rompre » tous les contrats diaboliques par lesquels la Rdc a été sacrifiée à Satan, de « brûler » tous les ‘sanctuaires’ et tous les ‘autels’ de sacrifice où le diable est vénéré en Rdc, de « s’attaquer » ouvertement  à l’occultisme et à ses effets. Alain Moloto assure et rassure, à qui voulait l’entendre, qu’il ne le fait pas de son propre chef mais qu’il a reçu, de la part de Dieu, la mission et l’autorité de mettre fin à toutes ces « choses » qui freinent le décollage et la prospérité de la Rdc .
 
Vers la fin de sa vie, il lancera sur le marché du livre une publication avec un titre évocateur : « LE PLAN DE DIEU POUR LE CONGO », qualifié par certains lecteurs aux des gorges chaudes, d’un  livre qui « dérange ». Il faut dire que Moloto était arrivé au point de non retour dans son nouveau ministère de la prière pour la restauration de la RDC. Deux questions : En savait-il trop sur la situation de plusieurs « crises » que traverse actuellement la Rdc? Avait-il dépassé la « ligne rouge » à ne pas franchir ? Même si personne ne l’a dit pour le moment, tout porterait à le croire. Car, au bout du compte, le constat est amer : une mort tragique qui survient à la fin d’une série d’empoisonnement à répétition.
 
Notre vœu : De là où il est,  le frère Alain regarde mieux, avec un recul, le ministère qu’il avait commencé. Nous osons croire que l’heure est venue, pour lui, de faire pleuvoir une pluie d’inspirations sur les cœurs de ses « enfants » pour que l’œuvre d’adoration atteigne  le but tant désiré par lui, à savoir : la restauration de la RDC.
Il nous faut clore ces lignes en vous livrant la profonde conviction de l’illustre disparu : Alain Moloto croyait dur comme fer qu’au travers l’adoration, la Rdc peut encore refleurir pour être compté parmi les pays les plus puissants de la planète Terre. Et maintenant que l’initiateur d’EDEN est parti, ses successeurs sauront-ils relever le grand défi qui les attend ?
Par Hugues Mambo
Posté le 04 août 2013 à 7:17 
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mardi 6 août 2013

MYSTERE AUTOUR DE LA MORT D'ALAIN MOLOTO !

Empoissonné à plusieurs reprises et annoncé pour mort depuis mai dernier, Alain Moloto a «finalement » rendu l’âme dans la nuit du vendredi 02 août 2013 au centre Nganda, dans la commune de Kintambo. L’épilogue d’une intense lutte contre la mort qui dépasse amplement le naturel. Qui a tué le frère Moloto ? Telle est la grande question qui défraye la chronique à Kinshasa où la communauté chrétienne est plongée dans les désarrois suite à la disparition inopinée de l’illustre disparu.
alain moloto visionC’est difficile de répondre à cette question, d’autant plus que le frère Moloto semble avoir été poursuivi par le signe indien. Néanmoins, son double empoissonnement démontre clairement que quelqu’un cherchait à le « liquider». Mais, c’est qui ? ‘‘Il y a beaucoup de problèmes liés notamment à la jalousie dans ce monde de musique chrétienne en République démocratique du Congo, où on dénombre pas mal de morts et d’empoisonnements », commente un analyste de questions religieuses. Depuis trois ans, son état de santé était précaire vu que le poison s’est trop concentré dans son corps, a laissé entendre une autre source.
En effet, en mai et juin dernier, des rumeurs ont circulé sur internet annonçant la mort d’Alain Moloto depuis l’Afrique du Sud où il était évacué d’urgence, avant qu’il ne regagne Kinshasa un mois après. De retour au pays, alors convalescence, le chantre était toujours sous contrôle médical. Mais, les effets nocifs du poison dans son corps ont provoqué le gonflement de ses jambes, empêchant l’artiste de marcher ou encore de se tenir longtemps debout.
 
Hélas ! La mort l’a emporté alors que les démarches étaient en cours pour une nouvelle évacuation pour l’étranger, afin d’y recevoir des soins appropriés. D’après nos sources, l’église La Louange où Alain Moloto priait, s’organisait déjà en mettant de moyens pour l’évacuer en Inde. Gael music poursuivi par le signe indien !
 
Le destin d’Alain Moloto et celui du Groupe Adorons l’Éternel (GAEL) semblaient déjà jouer au chat et à la souris avec la mort. L’homme avait déjà survécu à un empoisonnement au début de l’année 2009. En novembre 2009, Alain Moloto et Antoine Katoto (producteur du groupe) avaient été victimes d’un accident de circulation en Belgique. Leur voiture avait roulé à la renverse. Ils s’en étaient sortis indemnes presque sans égratignure. A l’époque, le chanteur ne croyait pas au hasard : « Le Seigneur m’avait divinement averti de ne pas m’y rendre, car c’était programmé pour moi et j’avais alors décidé de ne pas faire le voyage », déclarait-il au micro d’une chaine de télévision locale. En juin 2010, le bus qui transportait son groupe connaitra un accident similaire sur la route de Matadi sans faire de victimes. Les circonstances ne seront jamais élucidées jusqu’à ce jour.
Sa mort, la nuit dernière s’ajoute à la longue liste de fléaux qui ont frappé le Groupe Adorons l’Eternel cette année. Le 1er juin, Marthe Bulay rendait l’âme suite à une « insuffisance rénale ». Choriste, elle était particulièrement en vue dans « Divin amour », un morceau du tout dernier album du groupe. L’émoi n’est pas encore dissipé que s’en allait de la manière la plus brutale, Christian-Gaël Mvuanda, mort dans un accident de voiture sur la route de Matadi, aux encablures de Binza-Delvaux et UPN (Ngaliema). Le groupe aura perdu trois de ses chantres en deux mois.
 
Qui est Alain Moloto ?
Ayant dévoué sa vie à Jésus-Christ, Alain Moloto est né à Kisangani, le 27 juillet 1961. Il a effectué une grande partie de ses études dans la ville de Lubumbashi, avant de rejoindre Kinshasa pour les humanités et les études supérieures. Son style de chant et la profondeur de ses messages font de lui un adorateur hors pair. Alain Moloto était marié à Christine Tshiabu, avec qui ils ont eu quatre enfants dont deux filles et deux garçons. Il est le fondateur et dirigeant du Gael Music, une des meilleures formations musicales que le pays n’a jamais connue dans l’histoire de l’univers du gospel.
C’est en 1983 qu’il a débuté ses études supérieures à l’ISC (Institut supérieur de commerce). Il s’engage dans le théâtre universitaire dans lequel il écrivait particulièrement des chansons françaises dans le cadre de la dramaturgie. Il y joue le rôle de chantre et de parolier. Sa grande et merveilleuse surprise est qu’en dehors du théâtre, les gens s’intéressaient vraiment à ses chansons. Il est ainsi poussé un peu plus tard à embrasser une carrière en solo. Avec sa guitare, il compose et chante des cantiques d’un autre tempérament : ils permettent à ceux qui l’entendent d’entrer dans une profonde méditation. Moloto est un poète et artiste hors du commun. L’adoration pure est son point fort !
Que la terre lui soit douce !
http://rdcong.blogspot.com/2013/08/mystere-autour-de-la-mort-dalain-moloto.html