mercredi 7 août 2013

FRERE ALAIN MOLOTO PARLE DE SON EMPOISONNEMENT ET DE L'AVENIR DE GAËL ET EDEN

Comme une trainée de poudre, la nouvelle de son décès, survenu au soir du  vendredi 2 août 2013 à Kinshasa, s’est répandue dans toute la République démocratique du Congo, en Afrique et partout dans le monde où il est passé avec son groupe Gaël. Lui, c’est l’adorateur Alain Moloto, celui-là même dont la profondeur des textes de ses cantiques et de ses mélodies  faisaient entrer nombre des chrétiens et autres croyants dans la profondeur de l’adoration, la  contemplation, voire l’extase. Six jours seulement après avoir fêté ses 52 ans d’âge, cet artiste de musique sacrée a tiré sa révérence. Il nous faut lui rendre un vibrant hommage. Mais puisque d’autres, mieux que nous, ont  longuement commenté sur sa vie et son parcours musical, il est juste et bon pour nous d’aborder autrement ce sujet d’actualité. Et pour le faire, il nous a fallu reculer trois ans en arrière.
 
R.I.P Frere Alain Moloto
Frere Alain MolotoEn effet, en 2010, à la sortie de son album intitulé « les fruits de mes lèvres », qui avait comme producteur Antoine Katoto, Alain Moloto avait projeté une conférence de presse. Il était face à une brochette des journalistes  et s’était livré, comme  il est de coutume, au jeu de questions et réponses, après avoir donné la quintessence de son nouvel album et du livre qui l’accompagne: « La Louange et l’adoration : notre culte et notre vie ». C’est ici que l’auditoire a su que cet album « les fruits de mes lèvres » est essentiellement une action de grâce qu’Alain Moloto rendait à son Créateur pour lui avoir « arraché du filet de la mort en posant sa main dans l’affaire et changé le cours d’un événement qui avait programmé l’irréparable ».
 
C’est toujours dans cet album qu’il parle des « tombeurs des justes », des « traitres » qui ont « des pierres à la place des cœurs », ceux qui vivent pour « détruire ». L’idée maitresse des « fruits des lèvres » d’Alain Moloto était donc l’action de grâce à Celui qui a « étouffé l’élan du destructeur ». Un chant de cet album intitulé  « Naza ya Yesu » parlait déjà de son « empoisonnement » : « même par l’empoisonnent, avait-il chanté, le fils de la promesse ne meurt jamais ». Qui pouvait, à cette époque, prêter attention à ce détail ? Qui savait même qu’Alain Moloto était interné aux soins intensifs au Centre Médical de Kinshasa et qu’il revenait presque de la tombe ?
 
Revenons à cette conférence de presse révélatrice de 2010. Contrairement aux jaloux saboteurs aux yeux de crocodile, celles et ceux qui pensent déjà qu’avec le décès de l’adorateur Alain Moloto, la tête du groupe Gaël est à jamais coupée, qu’ils se détrompent et déchantent. Alain Moloto a eu le temps de préparer sa relève par l’initiation des jeunes talents dans la musique sacrée et dans l’art de diriger l’adoration. Nous n’en voulons pour preuve, l’émergence  des talents qui volent de leurs propres ailes en continuant l’œuvre apprise au sein de cette « famille » Gaël. Diriger, c’est prévoir, dit-on. Et lui, Alain Moloto avait bien compris cela bien avant de s’en aller là-haut. A la question de savoir ce qu’il pensait de l’avenir du groupe Gaël après lui, il confiera : « Je ne pense pas que la mission que le Seigneur nous a confiée s’arrêtera un jour par ce que quelqu’un a juré de nous tuer. Cependant, il peut arriver qu’on arrête de vivre un jour.
 
Mais l’œuvre de Gaël continuera parce qu’il y a des tenants de cette œuvre qui resteront encore vivants et  auront encore l’avenir devant eux. Raison pour laquelle, personnellement, en tant qu’individu, je n’ai pas voulu incarner ce travail, je n’ai pas voulu porter sur mon dos, tout seul, le fardeau de ce travail ; je n’ai pas voulu mûrir en moi-même cette mission au point où si je ne suis pas là, tout s’arrête. Malheureusement, il y a des gens qui partent dans la tombe avec leur ministère, des gens qui s’éteignent avec leurs visions. Je ne crois pas appartenir à cette génération. Je milite tous les jours pour qu’après moi, il y ait cette génération des gens qui ont compris le travail, qui ont saisi la mission et qui la continuent ».
 
Ce n’était pas tout. Une autre question de « curiosité » avait surgi pendant cette conférence de presse. Tenez : « Frère Alain Moloto, pourquoi ces derniers temps laissez-vous pousser la barbe ? Pour quoi ne voulez-vous plus vous raser  ?»  Sa réponse était surprenante: « Ma barbe, avait-il dit, c’est une réaction. C’est le symbole du fardeau que je porte dans mon cœur pour mon pays. J’ai laissé pousser cette barbe parce que je pense que ça doit changer dans ce pays. Dans le cadre de ma relation à Dieu, il y a des choses que lui ai dites et que je veux voir s’accomplir. Je laisse pousser la barbe jusqu’à ce que je voie la gloire de Dieu dans ce pays. Bientôt je me rendrais en Israël avec le drapeau de la RDC, je passerais la nuit à Golgotha en train d’intercéder pour la Rdc, c’est mon engagement pour ce pays, en tant que patriote».
 
Un an après, sans abandonner son micro et son tablier d’adorateur, on le verra descendre dans l’arène politique avec, cette fois-ci, l’organisation de la grande « prière pour la délivrance du Congo, qu’il a programmé  le dimanche  26 juin 2011, quatre jours avant la commémoration de l’indépendance.
Il appellera  cela « EDEN » (Ensemble pour la DElivrance de la Nation), avec comme slogan : Jésus=RDC (Roi Du Congo).
Pour ceux ne le savent pas cette grande campagne de  prière consistait à l’utilisation des paroles de « feu ». Comme l’épée à double tranchant cette parole de « feu » avait comme mission de  « rompre » tous les contrats diaboliques par lesquels la Rdc a été sacrifiée à Satan, de « brûler » tous les ‘sanctuaires’ et tous les ‘autels’ de sacrifice où le diable est vénéré en Rdc, de « s’attaquer » ouvertement  à l’occultisme et à ses effets. Alain Moloto assure et rassure, à qui voulait l’entendre, qu’il ne le fait pas de son propre chef mais qu’il a reçu, de la part de Dieu, la mission et l’autorité de mettre fin à toutes ces « choses » qui freinent le décollage et la prospérité de la Rdc .
 
Vers la fin de sa vie, il lancera sur le marché du livre une publication avec un titre évocateur : « LE PLAN DE DIEU POUR LE CONGO », qualifié par certains lecteurs aux des gorges chaudes, d’un  livre qui « dérange ». Il faut dire que Moloto était arrivé au point de non retour dans son nouveau ministère de la prière pour la restauration de la RDC. Deux questions : En savait-il trop sur la situation de plusieurs « crises » que traverse actuellement la Rdc? Avait-il dépassé la « ligne rouge » à ne pas franchir ? Même si personne ne l’a dit pour le moment, tout porterait à le croire. Car, au bout du compte, le constat est amer : une mort tragique qui survient à la fin d’une série d’empoisonnement à répétition.
 
Notre vœu : De là où il est,  le frère Alain regarde mieux, avec un recul, le ministère qu’il avait commencé. Nous osons croire que l’heure est venue, pour lui, de faire pleuvoir une pluie d’inspirations sur les cœurs de ses « enfants » pour que l’œuvre d’adoration atteigne  le but tant désiré par lui, à savoir : la restauration de la RDC.
Il nous faut clore ces lignes en vous livrant la profonde conviction de l’illustre disparu : Alain Moloto croyait dur comme fer qu’au travers l’adoration, la Rdc peut encore refleurir pour être compté parmi les pays les plus puissants de la planète Terre. Et maintenant que l’initiateur d’EDEN est parti, ses successeurs sauront-ils relever le grand défi qui les attend ?
Par Hugues Mambo
Posté le 04 août 2013 à 7:17 
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