Concertation nationale, une idée qui frise la plupart des congolais, alors que l’homme fort s’approche tout doucement à la fin de son mandat, quelle idée aurait-il derrière la tête?
Tout le monde le sait, du moins la majorité des congolais, que monsieur Kabila, président de la RD Congo est prêt à tout pour rester chef suprême de ce grand pays, quitte à partager son pouvoir.
Elu « démocratiquement », il est normal qu’il règne en maître suprême, encore qu’il est majoritaire à l’Assemblée Nationale.
Serait-il pour lui un moyen d’amadouer la classe politique pour que le moment venu, il puisse avoir le feu vert pour enfin revoir la constitution en tirant encore une fois de plus la plus grande partie du drap de son côté, et revenir président de la très Démocratique République du Congo en 2016.
En tout cas, après analyse, c’est l’impression qu’il donne. Evariste Boshab, ancien président de l’Assemblée nationale et professeur de droit, qui publie « Entre révision de la constitution et l’inanition de la nation ». Publication qui, en tout cas, montre clairement les intentions de cette classe politique, dont nous pouvons citer ces propres commentaires :
« Cet ouvrage est un outil critique des théories sur le pouvoir constituant et le pouvoir de révision, mais aussi un instrument prospectif, eu égard à la rétivité des dirigeants africains difficilement conciliable avec l’impératif de la primauté du droit en démocratie.
S’invitent ainsi plusieurs interrogations qui, sans avoir trouvé des réponses définitives, ont néanmoins l’avantage d’inciter à la réflexion face au fétichisme et aux incantations magiques qui meublent les Constitutions africaines, particulièrement celle de la République démocratique du Congo ».
Cet ouvrage met l’accent sur le changement de l’article 220 de la constitution et permettrait au chef de l’État Joseph Kabila, réélu en décembre 2011, de postuler pour un troisième mandat en 2016.
De suite en réaction à cet machiavélique idée, les forces acquises aux changements ont lancé la compagne « Touche pas à mon 220 et pas de présidence à vie en RDC », suivi des professeurs de l’Université de Kinshasa à travers le association Apukin qui ont clairement fait montre de leur refus sur un quelconque changement de la fameuse article, et même les Evêques Catholiques dans leur Conférence nationale épiscopale du Congo (Cenco), ont appelé la population congolaise à faire un contre cette tentative macabre de modifier la constitution.
Voilà ce que dit l’article 220 :
« La forme républicaine de l’Etat, le principe du suffrage universel, la forme représentative du gouvernement, le nombre et la durée des mandats du Président de la République, l’indépendance du pouvoir judiciaire, le pluralisme politique et syndical, ne peuvent faire l’objet d’aucune révision constitutionnelle.
Est formellement interdite toute révision constitutionnelle ayant pour objet ou pour effet de réduire les droits et libertés de la personne ou de réduire les prérogatives des provinces et des entités territoriales décentralisées. »
Prit de haut, le président Kabila Kabange tenterait-il de jouer au petit malin en damant autrement son jet dans le souci d’arriver à ses fins ? Une question qui, sans doute, aura une réponse dans un futur très proche.
E. VOVO
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